Le burnout n’est pas un simple « coup de fatigue ». C’est un effondrement progressif de la capacité à faire face, à cause d’une surcharge prolongée, émotionnelle, mentale et physique. Il est souvent invisible jusqu’au moment où « ça lâche » : le corps ne suit plus, le sommeil disparaît, la confiance s’effondre. On se retrouve vidé, avec une impression d’échec, et surtout cette angoisse persistante : « Et maintenant, comment je m’en sors ? »
Dans cet article, je vous présente la façon dont j’accompagne les personnes en burnout. Mon approche est globale, progressive et personnalisée. Elle s’appuie sur des bases solides en psychologie, neurosciences, pratiques corporelles et relationnelles. Le cœur du travail ? Retrouver une sécurité intérieure durable, c’est-à-dire sortir de l’urgence intérieure pour se reconnecter à soi, à ses ressources, à son rythme.
Comprendre le burnout : une perte de sécurité intérieure
Avant d’aller mieux, il est essentiel de comprendre ce qui se passe en soi. Le burnout n’est pas une preuve d’échec. C’est le signal d’un système (corps-esprit) qui a tiré trop longtemps sur ses réserves pour répondre à des exigences devenues intenables.
Derrière cette hyper-adaptation, il y a souvent une peur inconsciente : ne pas être assez, ne pas faire assez, risquer de décevoir, perdre sa valeur. Le système nerveux reste en mode « survie », constamment activé, avec une vigilance excessive et une incapacité croissante à se reposer.
Sortir du burnout, c’est d’abord apprendre à se sentir en sécurité, de l’intérieur. C’est ce que je pose comme base dans chaque accompagnement.
Sécurité intérieure : la clé pour arrêter d’en faire toujours plus
Quand on vit en insécurité intérieure, on cherche à se rassurer en « en faisant plus ». Plus de travail, plus de contrôle, plus de perfection. Mais cette stratégie ne fait qu’épuiser un peu plus les ressources. Pour sortir de ce cercle vicieux, je travaille avec les personnes à reconstruire un sentiment de sécurité interne, dans le corps, le cœur et l’esprit.
C’est là que j’utilise la technique de l’intelligence relationnelle, une méthode qui allie neurosciences et psychologie relationnelle. Elle permet d’identifier les mécanismes de stress chronique, d’apprendre à réguler le système nerveux et à reconstruire une base intérieure stable. C’est un accompagnement à la fois en profondeur et très concret, pour apprendre à se poser, à dire stop, à écouter ce qui est là sans peur.
Reposer le corps, apaiser l’esprit : sortir de l’état d’alerte
Le burnout est autant corporel que psychique. Les personnes que j’accompagne décrivent souvent :
- un sommeil perturbé ou inexistant,
- une fatigue qui ne passe pas,
- des pensées en boucle,
- une sensation de vide ou de déconnexion.
Un des premiers objectifs est donc le repos — mais pas n’importe lequel. Il ne suffit pas de « prendre des vacances » : il faut apprendre à sortir de l’état d’alerte permanent.
Nous travaillons alors sur :
- des techniques de respiration pour réactiver le système parasympathique (celui qui permet au corps de se régénérer) ;
- des exercices corporels doux pour relâcher les tensions ;
- des rituels d’endormissement, simples et personnalisés, pour restaurer un sommeil réparateur ;
- une présence consciente au corps, avec des outils comme le focusing, la pleine conscience, ou encore les arts martiaux, pour retrouver un sentiment d’ancrage et de solidité intérieure.
Ce travail corporel est essentiel. Il ne s’agit pas simplement de « penser autrement », mais bien de ressentir autrement, de vivre une autre expérience de soi, plus calme, plus sûre.
Apprivoiser ses pensées : 21 jours pour transformer son dialogue intérieur
Un autre axe important est celui des pensées automatiques. Le burnout est souvent accompagné d’un discours intérieur extrêmement exigeant, critique ou anxiogène :
« Tu n’as pas le droit de te reposer. »
« Si tu ralentis, tout va s’écrouler. »
« Tu n’en fais jamais assez. »
Ces pensées ne sont pas conscientes. Elles se répètent en fond sonore, alimentent le stress et empêchent le repos. Pour les transformer, je propose un travail sur 21 jours, structuré et progressif. Il s’agit d’apprendre à :
- repérer ses pensées récurrentes,
- les relier à des émotions et des sensations corporelles,
- comprendre leur origine (souvent ancienne),
- et petit à petit, les transformer en un dialogue intérieur plus soutenant.
Ce processus demande de la douceur, de la régularité, et de l’engagement. Mais les effets sont profonds : la personne retrouve une boussole intérieure et une voix plus bienveillante en elle-même.
Retrouver la confiance en soi, un pas après l’autre
Le burnout laisse souvent derrière lui un terrain miné : doute de soi, perte de confiance, peur de rechuter. Même après le repos, beaucoup disent :
« J’ai l’impression de ne plus savoir faire. »
« Je suis vidé. Je ne sais même plus ce que je veux. »
À ce stade, l’accompagnement devient un processus de reconstruction. On travaille à réinvestir ses forces, à redéfinir ses priorités, à poser de nouveaux repères pour ne pas retomber dans les anciens schémas.
Grâce à mon parcours en psychologie du travail, coaching professionnel et analyse transactionnelle, je propose des outils pour :
- identifier les anciens contrats internes (« Je dois toujours être fort », « Je n’ai pas le droit d’échouer »),
- clarifier ses besoins et ses limites,
- reconstruire une relation à soi fondée sur le respect, la lucidité et la confiance.
Une approche intégrative, humaine et incarnée
Ce qui fait la spécificité de mon accompagnement, c’est l’articulation entre plusieurs approches, que je mets au service de chaque personne selon ce qu’elle vit et ce dont elle a besoin à chaque étape. Parmi les outils que j’utilise :
- Psychologie clinique et du travail : comprendre les dynamiques personnelles et professionnelles en jeu dans le burnout.
- Communication Non Violente (CNV) : mettre des mots sur les besoins profonds et apprendre à poser des limites saines.
- Analyse Transactionnelle : repérer les scénarios de vie qui enferment, et en sortir.
- Coaching professionnel : redéfinir son équilibre de vie, ses projets, ses ressources.
- Méditation de pleine conscience : retrouver une relation directe au moment présent.
- Arts martiaux : travailler sur la posture, les limites, l’énergie, le centrage.
- Focusing : écouter avec finesse les ressentis corporels pour faire émerger des réponses justes.
Chaque accompagnement est personnalisé, adapté au rythme de la personne, et vise un seul but : retrouver un équilibre durable, respectueux de soi, de ses besoins et de ses aspirations.
En conclusion : sortir du burnout, c’est revenir à soi
Sortir du burnout, ce n’est pas « redevenir comme avant ». C’est apprendre à vivre autrement. C’est construire une nouvelle façon d’être au monde, plus authentique, plus lucide, plus enracinée.
C’est un chemin qui demande du courage — celui d’aller à la rencontre de soi, de ralentir, d’écouter, d’ajuster.
Mais c’est aussi un chemin de transformation. Une invitation à remettre de la cohérence entre qui je suis, ce que je ressens, et ce que je fais.
Je suis là pour accompagner ce passage, avec respect, engagement et bienveillance.
Pour aller plus loin
Si vous vous sentez concerné(e) par le burnout, ou si vous souhaitez orienter un proche ou un patient vers un accompagnement, vous pouvez me contacter pour un premier échange. Ensemble, nous verrons si ma manière de travailler peut répondre à votre situation actuelle.